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PRINT IN USA
Des éditeurs
québécois dépensent-ils l'argent de nos taxes et de
nos impôts aux États-Unis en faisant imprimer leurs
livres
par l'américaine
Lulu.com ?
Si on se réfère à une employée de la firme
d'autoédition américaine Lulu.com, madame Annie
David, certains éditeurs québécois préfèrent
encourager l'économie américaine au détriment de
l'économie québécoise lorsque vient de temps
d'imprimer leurs livres.
«Des "éditeurs" Québécois qui se servent de Lulu,
croyez-moi, il y en a» a affirmé Madame David sur le site du journal
citoyen AgoraVox en réaction à l'article
L'américaine Lulu.com aura-t-elle raison des pionniers québécois de
l'édition en ligne ? publié la semaine dernière et signé par
Serge-André Guay, président de la Fondation
littéraire Fleur de Lys, première maison d'édition
québécoise en ligne sur Internet avec l'impression à
la demande.
S'agit-il d'éditeurs québécois subventionnés à
l'aide de nos taxes et de nos impôts? Impossible de
le savoir nous dit l'employée de Lulu.com car
l'entreprise américaine permet l'anonymat: «En
demandant une API. Les visiteurs de Fleur de Lys
ignoreront que vous utilisez Lulu, ils ne quitteront
pas votre site (...)», ajoute madame David. Sur le
site Internet de Lulu.com, on peut lire, parmi les
avantages offerts: «Interfaces de programmation
(API) qui vous permettent de vendre des documents
publiés sur Lulu sans que le client ne quitte votre
site.» (Source)
Toute la question est de savoir si parmi ces
éditeurs québécois partenaires de l'américaine
Lulu.com, il y a des éditeurs subventionnés par le
gouvernement du Québec qui se serviraient ainsi
d'une part de nos taxes et de nos impôts pour
encourager l'économie américaine plutôt que celle du
Québec. Une enquête s'impose.
Soulignons qu'aucune clause de la
Loi sur le développement des entreprises québécoises
dans le domaine du livre n'oblige l'éditeur
subventionné à imprimer sa production au Québec. En
revanche, l'usage des subventions implique une
certaine responsabilité sociale envers l'économie
d'ici.
Texte complet du message de Madame Annie David,
employée de Lulu.com sur le site AgoraVox
Messieurs,
En l’état actuel des choses, je me vois contrainte
de venir rectifier une assertion gravissime: non,
Lulu n’est pas du genre féminin ! Lulu.com est un
site internet. Accessoirement, Lulu est Canadien
d’origine, puisque son fondateur Bob Young préside
encore aux destinées d’un club de foot de Toronto si
ma mémoire est bonne. Certes, le siège est en
Caroline du Nord , mais mes collègues (eh oui, je
bosse chez Lulu !) sont de toutes les nationalités,
couleurs, races et langues.
Alors, Monsieur Fleur de Lys, je crois que nous
avons la solution: prenez un pseudo, publiez quelque
chose sur Lulu, voyez si ça vous convient. Personne
n’en saura rien.
Ensuite, ayant constaté que personne ne viendra vous
prendre une once de vos droits sur votre oeuvre, et
cela même avec un ISBN américain où Lulu figure
comme l’éditeur - pour de pures raisons d’obtention
d’ISBN et le corollaire, l’inscription dans les
bases de données de l’industrie du livre d’Amérique
du Nord - vous pourrez envisager d’éditer via Lulu.
Comment ? En demandant une API. Les visiteurs de
Fleur de Lys ignoreront que vous utilisez Lulu, ils
ne quitteront pas votre site et ce n’est pas un seul
livre que vous leur vendrez, mais autant qu’il le
faut. Des "éditeurs" Québécois qui se servent de
Lulu, croyez-moi, il y en a.
Combattre Lulu pour obtenir une subvention ? Je ne
connais pas les lois Québécoises, mais je pense
qu’en vous rebaptisant Editions Tartempion, vous
pourriez en avoir.
Il n’est pas ici question d’assurer une quelconque
hégémonie de Lulu, mais bien den effet de
démocratiser l’expression littéraire et artistique.
En ces temps de commémoration du départ de Samuel
Champlain de Brouage pour votre beau pays, je vous
adresse, cher amis Québécois, les salutations
fraternelles du Poitou-Charentes:)
Annie DAVID
Chroniqueuse littéraire et nounou chez Lulu.com
Source :
AgoraVox
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
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l'édition en ligne ?
Les consommateurs québécois qui magasinent dans le Net ont tout
intérêt à acheter des cybercommerçants du Québec qui fonctionnent
dans un cadre transactionnel défini.
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