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MUSIQUE

 

Le chant du barde, contes et légendes celtiques, Dominic Haerinck

 

 

Le chant du barde

DOMINIC HAERINCK

Contes et légendes celtiques

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Montréal, 2008, 380 pages.

ISBN 978-2-89612-245-5

 

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TABLE DES MATIÈRES

Le chant du barde, contes et légendes celtiques, Dominic Haerinck

 

Préface

Les peuples celtiques

Les légendes celtiques

De l’oral à l’écrit

Les légendes sélectionnées

La selkie

La légende de Thomas le rimeur

Le combat au gué

Pwyll, prince de Dyved

Midhir et Etain

La chasse de Slieve Cullin

Les enfants de Lir

Oisin au pays de la jeunesse

Létendard des Daoine Sidhe

La légende de Taliesin

La venue de Lugh

Deirdre aux tourments

Notes explicatives

La selkie

Le combat au gué

Thomas le rimeur

Pwyll, prince de Dyved

Midhir et Etain

La chasse de Slieve Cullin

Les enfants de Lir

Oisin au pays de la jeunesse

L’étendard du peuple Sidhe

La légende Taliesin

La venue de Lugh

Deirdre aux tourments

La poésie

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PRÉSENTATION
Le chant du barde, contes et légendes celtiques, Dominic Haerinck
 

Les conteurs, et l’art du conte qu’ils pratiquaient, ont toujours occupé une place privilégiée au sein des différentes cultures celtiques qui ont fleuri en Europe et ailleurs dans le monde. Leur art, différent au niveau formel des grands poèmes épiques grecques ou anglo-saxons, était caractérisé par le mariage de la prose et de la poésie, cette dernière, habilement manipulée par le poète celtique, servant à rehausser et à mettre en relief les dialogues des personnages et l’expression de leurs sentiments.

 

Ce recueil présente plus d’une dizaine de contes et légendes tirés de la mythologie et du folklore irlandais, écossais et gallois. Dans la plus fidèle tradition des conteurs gaéliques, la majorité des dialogues sont présentés en vers selon des règles de vérification stricte. Une prose simple mais élégante et une poésie colorée et complexe redonnent vie aux Finn McCumhal, Taliesin et CuChulainn et autres héros gaéliques et gallois d’antan.

 

Riches en enchantements et en exploits héroïques, ces contes et légendes, choisies parmi les plus connues de leurs cultures respectives, offrent aux lecteurs une fenêtre vers un imaginaire fertile et ancien où le mondain et le surnaturel se côtoient aisément et où la passion amoureuse et les conflits guerriers vont main dans la main.

 

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EXTRAIT
Le chant du barde, contes et légendes celtiques, Dominic Haerinck
 

 

Les peuples celtiques

 

Durant les deux dernières décennies, un engouement, évident dans son intensité mais vague dans son origine, pour tout ce qui est celtique a été noté et cela dans plusieurs domaines : musique, danse, art, histoire, poésie, spiritualité. Le mot celtique évoque, pour la plupart d’entre nous, un certain passé mythologique, une certaine spiritualité de la nature, un penchant pour le surnaturel, le mystique et le poétique. De plus, nous semblons posséder une connaissance intuitive de l’identité celtique. Nous savons ce qu’elle représente sans véritablement pouvoir dire pourquoi. Pourtant, il suffit de questionner autour de soi sur la signification authentique de ce terme pour découvrir que ce que nous en connaissons relève davantage du rêve que de la réalité. La mystique celtique, nous en sommes peut-être responsable, ayant pallié au manque de connaissance par des envolées imaginatives.

 

Le but de cette introduction n’étant pas de donner une leçon d’histoire, je donnerai tout de même ici quelques pistes historiques afin d’aider le lecteur à placer les contes et légendes présentés ici dans leur juste contexte culturel.

 

Dans les milieux académiques, le qualificatif « celtique » fait aujourd’hui référence à l’Irlande, l’Écosse (les Highlands et les îles du Nord-Ouest plus spécifiquement), à l’Ile de Man, aux Cornouailles britanniques, au Pays de Galles, à la Bretagne et aux différentes diasporas qui en sont issues (tel le Cap Breton au Canada). Le terme « celtique » fut utilisé pour la première au 6ième siècle av. J.C. par des historiens grecs pour désigner un ensemble de peuples d’origine indo-européenne qui, dès le 5ème siècle av. J.C., dominèrent l’Europe Centre-Occidentale et s’étendaient de la Turquie à la Bretagne. Les Celtes étaient donc des peuples continentaux.

 

C’est au début du 18ième siècle que « celtique » vint à s’appliquer aussi aux cultures insulaires – Irlande, Écosse, Cornouailles britanniques, Ile de Man et Pays de Galles - lorsqu’un linguiste gallois du nom de Edward Lluydd discerna des similarités linguistiques entre les langues gaéliques (Irlande, Écosse et Ile de Man), cornique (Cornouailles britanniques), galloise (Pays de Galles), bretonne (Bretagne) et autres langues éteintes telles les anciennes langues des celtes continentaux comme le gaulois. Ces langues, Lluydd les appela toutes « celtiques ». C’est donc dans ce sens global que ce qualificatif est aujourd’hui accepté. Il ne désigne donc non plus uniquement les Celtes du continent européen mais aussi ceux des six nations dites celtiques nommées précédemment. La famille celtique s’est depuis trois cent ans considérablement élargie.

 

Davantage que des similarités linguistiques unissent cependant ces différentes communautés. Elles partagent aussi des traits communs au niveau de la mythologie, de la musique, du folklore, des thèmes présents dans les contes et légendes. Mais malgré ces ressemblances, chacune de ces cultures possède une identité propre que le terme « celtique » seul ne peut révéler. Pas plus que francophone ne révèle la nature même d’une manifestation culturelle d’une communauté de langue française (car il peut s’appliquer autant aux Québécois, qu’aux Parisiens ou aux Marocains), « celtique » ne suffit pas pour parler des différentes cultures qu’il englobe peut-être trop largement. Lorsqu’on adresse la chose celtique, il importe de préciser, et cela est vrai pour toutes les aspects de la vie culturelle et sociale (musique, littérature, art, etc.), s’il est question de culture gaélique (irlandaise, mannoise ou écossaise), de culture galloise, cornique ou de culture bretonne. On pourrait ajouter aussi la culture galicienne (Nord-Ouest de l’Espagne), qui partage aussi, historiquement et culturellement, de l’identité celtique. À ces précisions s’ajoutent, on l’oublie ironiquement trop souvent, la culture celtique continentale (Gaulois, Galates, etc.) que l’on se doit d’inclure dans notre discours sur le celtisme si on en élargie le cadre temporel pour embrasser les temps reculés.

 

 

Les légendes celtiques

 

C'est dans cet esprit de précision et de rigueur historique que s’inscrivent les contes et les légendes présentés dans cet ouvrage. Chacun d’entre eux est issu d’une culture propre (voir en dernières pages les notes explicatives) et même s’il partage avec d’autres contes certains thèmes et certaines schémas narratifs et profils de personnage, il lui est unique dans son expression et sa forme.

 

Les légendes celtiques ont leur source dans les mots des poètes-chroniqueurs (communément, mais erronément, appelés bardes), cette classe intellectuelle érudite commune à tous les peuples celtiques et dont les principales fonctions étaient la glorification des rois, des chefs et des héros par la composition de poésie élégiaque ou satirique et la préservation et la transmission du savoir populaire. Au sein de cet ordre héréditaire et savante (qui perdura d’ailleurs jusqu’au 18ième siècle dans l’Écosse gaélique), se trouvaient les conteurs, les historiens, les hérauts, les généalogistes et les chroniqueurs, tous jouissant d’un statut social élevé. Plus bas dans l’échelle sociale se trouvaient les chanteurs, les récitants et les musiciens (joueurs de lyres et de harpes selon l’époque). Le figure du barde qui chante des poèmes lyriques en s’accompagnant à la harpe est donc en partie une invention moderne et représente un amalgame de différentes fonctions des classes intellectuelles celtiques.

 

Chez les peuples gaéliques, et possiblement dans toute la grande famille celtique, la récitation d’une histoire était généralement ponctuée de vers déclamés ou chantés. Ces vers, écrits selon des règles de versification extrêmement rigoureuses, servaient à porter les mots des personnages et à renforcer l’expression de leurs sentiments. Dans l’art poétique savant de ces cultures, poésie et récitation allaient main dans la main. Il était coutume de retrouver les différentes fonctions des classes artistiques travaillant conjointement lorsqu’une histoire était racontée : le récitant pouvait raconter le récit, le chanteur chantait les passages poétiques composés par le poète, tout cela accompagné de la musique du harpeur (le joueur de harpe était appelé un harpeur, contrairement au harpiste jouant la harpe à pédales). C’est à cette rencontre entre prose et poésie que j’ai tenté de redonner un nouveau souffle par la réécriture de ces contes anciens trop peu souvent traduits en français.

 

 

De l’oral à l’écrit

 

De transmission orale, les contes et légendes des poètes-conteurs ont passé du mot parlé au mot écrit vers le 8ème siècle sous la plume des moines chrétiens qui refusèrent, nous leur en savons gré, de voir disparaître ces riches traditions. La plupart des versions des mythes celtiques que nous connaissons aujourd’hui – remaniées par la censure sévère de la plume chrétienne et probablement très différentes de leurs versions païennes - ont été transcrites entre le 13ième et 17ième siècle. Ce sont ces versions, auxquelles j’ai ajouté une touche personnelle – retranchant un passage ici, ajoutant un passage là – qui vous sont présentées ici.

 

 

Les légendes sélectionnées
 

Bien que davantage de notes explicatives soient fournies en fin de volume, je donnerai ici quelques commentaires sur le contenu du recueil.

 

Les légendes choisies sont tirées du vaste corpus de la mythologie et du folklore irlandais, écossais et gallois. La selkie, Thomas le rimeur et L’étendard du peuple fée sont des légendes écossaise; La légende de Taliesin et Pwyll prince de Dyfed sont tirés des mythes gallois; Deirdre aux tourments, La venue de Lugh, Le combat au gué, La chasse de Slieve Cullin, Les enfants de Lir, Oisin au Pays de la Jeunesse et Midhir et Etain sont des légendes irlandaises.

 

Et maintenant, place au récit !

 

 

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BIOGRAPHIE

Dominic Haerinck

 

 

Passionné de culture celtique (particulièrement des traditions gaéliques d’Irlande et d’Écosse, Dominic Haerinck est avant tout un auteur-compositeur-interprète. Diplômé de l’Université Laval de Québec en musique et en création littéraire, il se spécialise dans l’interprétation des traditions musicales gaéliques, ayant adopté au fil des ans une multitude d’instruments musicaux reliés à ces pratiques, tel la harpe néo-irlandaise, le cistre irlandais, le banjo, la mandoline, le bodhran (tambour irlandais) et le chant gaélique écossais. Ses créations musicales et littéraires, bien que totalement originale dans leur forme et leur contenue, sont néanmoins influencées par la musique des pays celtiques, avec laquelle l’auteur possède une grande affinité.

 

Parallèlement à sa carrière de musicien (interprète et enseignant), Dominic Haerinck étudie également les anciennes traditions des poètes, conteurs et bardes gaéliques d’Irlande et d’Écosse et leur redonne vie par la réécriture des contes et légendes de ces cultures. Fidèle aux pratiques des anciens bardes et conteurs gaéliques, il s’attarde à respecter la forme ancienne de ces contes, à savoir une trame narrative en prose et des dialogues présentés sous forme de vers écrits selon des règles de versification très strictes. Il s’efforce de respecter les paramètres poétiques (nombre de syllabes par vers, nombre de vers par strophe, schémas de rimes, etc.) de la versification originale lorsqu’ils sont disponibles et adaptables à la langue française.

 

M. Haerinck est présentement membre du groupe de musique écossaise Crépuscule. Il enseigne la musique à l’École de Musique des Cascades de Beauport, à Québec.

 

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COMMUNIQUER AVEC L'AUTEUR

Dominic Haerinck

 

Dominic Haerinck se fera un plaisir de lire
et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique :

d.haerinck@sympatico.ca

 

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